Construire une piscine enterrée est un projet important qui demande réflexion et méthode. Ce type d’aménagement augmente la valeur d’un bien immobilier tout en offrant un espace de détente durable. Sa réalisation implique plusieurs étapes, de la planification au terrassement, jusqu’à la mise en eau et la sécurité.
Dans cet article, vous trouverez un guide complet pour comprendre comment construire une piscine enterrée chez soi, en respectant les normes et en choisissant les bonnes solutions techniques. Chaque étape a son importance pour garantir un résultat durable, esthétique et sécurisé.
Suivez ce plan structuré pour mener à bien votre projet, que vous fassiez appel à un professionnel ou que vous souhaitiez en maîtriser chaque détail.
1. Préparer son projet de piscine enterrée
Chaque projet de piscine enterrée commence par une phase d’analyse. Elle permet de choisir les bons matériaux, respecter les règles locales et anticiper les contraintes du terrain.
Choisir le bon type de piscine enterrée
La piscine en béton est réputée pour sa solidité et sa grande liberté de personnalisation. Elle convient parfaitement aux terrains complexes ou aux projets sur mesure. En revanche, elle nécessite un budget conséquent et un temps de chantier plus long. Son principal avantage reste sa durabilité dans le temps.
La piscine coque polyester est une solution plus rapide à installer. Elle est moulée en usine et livrée prête à poser. Ce modèle est idéal pour les projets urgents ou les budgets intermédiaires. Sa pose nécessite toutefois une base bien préparée et un calage parfait pour éviter les déformations.
Enfin, les piscines en kit sont une option économique pour les bricoleurs. Elles se composent de panneaux modulaires à assembler sur place. Ce système réduit les coûts, mais demande une exécution soignée pour assurer l’étanchéité et la solidité de l’ensemble. Le choix du type de piscine doit être adapté à votre terrain, vos attentes esthétiques et vos capacités techniques.
Déterminer l’emplacement idéal du bassin
L’emplacement de la piscine influence directement le confort de baignade, la consommation énergétique et l’entretien. Un bon ensoleillement permet de chauffer naturellement l’eau et d’augmenter les heures d’utilisation. Il est donc préférable d’éviter les zones ombragées ou exposées aux vents dominants.
Le sol doit être stable, avec peu de risques de mouvement ou d’humidité excessive. Une étude de sol peut être utile pour confirmer la faisabilité du projet. La présence de racines ou de nappes phréatiques peut complexifier les travaux. L’accessibilité est également essentielle, notamment pour les engins d’excavation et la livraison de la structure si vous optez pour une coque.
Enfin, pensez à l’environnement général : distance par rapport à la maison, vue sur le jardin, intégration paysagère. Une bonne implantation améliore l’esthétique globale tout en réduisant les frais de raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité.
Connaître les démarches administratives obligatoires
Avant de commencer les travaux, il faut s’assurer de respecter les obligations légales en vigueur. Pour une piscine enterrée entre 10 et 100 m², une déclaration préalable de travaux est généralement requise. Au-delà de cette surface, un permis de construire devient obligatoire. Ces documents sont à déposer en mairie.
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre commune précise souvent les règles à respecter : distances aux limites de propriété, hauteur des équipements, choix des matériaux. Certains secteurs peuvent avoir des contraintes spécifiques, notamment s’ils sont classés ou proches d’un monument historique.
Ignorer ces démarches peut entraîner des sanctions importantes, allant jusqu’à la mise en conformité forcée ou la démolition. Il est donc recommandé de bien se renseigner avant de commencer les travaux et, si besoin, de faire appel à un professionnel pour constituer le dossier.
2. Réaliser les travaux étape par étape
Une fois le projet validé et les autorisations obtenues, place aux travaux. Chaque étape doit être rigoureuse pour garantir la solidité, l’étanchéité et la conformité de la piscine.
Creuser et préparer le terrain
Le terrassement est une étape clé. Il consiste à creuser le sol selon les dimensions du bassin, en prenant en compte les margelles, les plages et le système de drainage. Un traçage précis est indispensable pour respecter les niveaux. Cette étape demande souvent l’intervention d’un professionnel de l’excavation, équipé du matériel adapté.
Une fois le trou creusé, le fond doit être stabilisé. On y ajoute généralement une couche de gravier compacté, qui permet une base solide et une bonne évacuation de l’eau. Il faut également prévoir un système de drainage périphérique pour éviter les remontées d’humidité, surtout dans les zones argileuses ou en pente.
Enfin, les déblais doivent être évacués ou stockés pour une éventuelle réutilisation lors du remblaiement. Le bon déroulement de cette phase conditionne la réussite de l’ensemble du chantier. Un terrain mal préparé peut provoquer des mouvements de structure ou des infiltrations.
Installer la structure de la piscine
La pose de la structure dépend du modèle choisi. Dans le cas d’une piscine en béton, on commence par couler une dalle (le radier), puis on réalise les parois à l’aide de coffrages métalliques ou en blocs à bancher. Ce type de construction demande du temps et des compétences techniques, mais offre une très longue durée de vie.
Pour une piscine coque, la pose est plus rapide. Une fois la fosse prête, la coque est livrée d’un seul bloc et déposée à l’aide d’un engin de levage. Elle doit être parfaitement calée sur un lit de gravier. Le remplissage en eau s’effectue en même temps que le remblaiement pour équilibrer les pressions et éviter les déformations.
Les piscines en kit nécessitent le montage de panneaux rigides, fixés sur une dalle. Ensuite, un liner est installé pour assurer l’étanchéité. Ce type de structure est plus accessible financièrement, mais demande de la rigueur dans l’exécution pour garantir un résultat durable et conforme.
Mettre en place les équipements techniques
Les équipements techniques sont essentiels au bon fonctionnement de la piscine. Ils sont généralement installés dans un local technique à proximité du bassin. Ce local abrite la pompe, le filtre (à sable ou à cartouche), les vannes et parfois le système de traitement automatique de l’eau.
Le système hydraulique comprend aussi les skimmers, la bonde de fond, les buses de refoulement et la prise balai. Une bonne conception permet une circulation efficace de l’eau, pour un entretien facilité et une eau claire toute l’année. Tous les raccordements doivent respecter les normes de sécurité, notamment électriques (norme NF C 15-100).
En complément, vous pouvez ajouter des options comme un chauffage, un éclairage LED, une nage à contre-courant ou une couverture automatique. Ces équipements apportent du confort, mais doivent être choisis dès la conception du projet pour être intégrés sans surcoût.
3. Finaliser et sécuriser son installation
La dernière phase concerne l’aménagement extérieur, la mise en eau et la sécurité. Ces étapes sont souvent négligées, pourtant elles sont cruciales pour profiter durablement de votre piscine.
Réaliser les finitions autour du bassin
Les finitions participent à l’esthétique et à la sécurité du bassin. Elles débutent par la pose des margelles, ces bordures en pierre, béton ou céramique qui entourent la piscine. Elles doivent être antidérapantes et résistantes aux intempéries. Leur pose demande précision et soin.
Autour de la piscine, il est conseillé d’installer un contour piscine adapté : plage en bois, terrasse en pierre naturelle, pavés ou gazon synthétique. Ce choix dépend du style recherché, de l’usage prévu et de votre budget. Une surface bien aménagée facilite l’entretien et améliore le confort de circulation.
Faire appel à un paysagiste peut permettre de concevoir un espace harmonieux et fonctionnel. Un bon aménagement du jardin donne du cachet à l’ensemble et valorise le bien immobilier.
Remplir et tester la piscine
La mise en eau est une étape cruciale. Elle doit être progressive pour ne pas déséquilibrer la structure. Pendant le remplissage, on contrôle les niveaux, l’ajustement des pièces à sceller et l’absence de fuites. Le système de filtration est testé en parallèle pour vérifier son bon fonctionnement.
Une fois le bassin rempli, il faut équilibrer l’eau. Le pH, le taux de chlore ou de brome et l’alcalinité doivent être ajustés pour éviter les dépôts et préserver les équipements. L’utilisation de testeurs électroniques ou de bandelettes est recommandée pour un suivi régulier.
Le bon démarrage de la piscine permet d’éviter les problèmes dès les premières semaines. Il est conseillé de mettre en place un calendrier d’entretien dès la mise en service, afin de garantir une eau saine et claire.
Assurer sécurité et conformité
La loi impose aux propriétaires de piscines enterrées d’installer au moins un dispositif de sécurité certifié. Les quatre options autorisées sont : la barrière de protection, l’alarme immergée ou périmétrique, la couverture rigide ou l’abri de piscine. Ces dispositifs doivent répondre à la norme NF P90-306.
Le choix dépend du type de bassin, de l’environnement et de l’utilisation prévue. Une alarme est discrète et facile à installer. Une barrière garantit une sécurité physique permanente. Une couverture automatique combine sécurité et protection contre les débris.
Au-delà de l’obligation légale, la sécurité passe aussi par la vigilance : surveiller les enfants, interdire les plongeons dans les zones peu profondes, ranger les jouets flottants. Une piscine sécurisée permet de profiter sereinement de chaque baignade.
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